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mercredi, 23 janvier 2008
It's oh so quiet...
Pour moi au début, il était juste le boyfriend de Michelle Williams, l’indomptable Jen Lindley de Dawson. Et puis, il était devenu son mari, le père de sa petite Matilda. Et un acteur. Touchant. Rebelle. Différent. Qui souffrait, sûrement. Que j’ai vu dans "10 bonnes raisons de te larguer", une des comédies pleine de bulles que je me cachais bien d’avoir aimée. Que j’ai vraiment découvert dans "Brokeback Mountain". C’est bête à dire mais je suis choquée et triste. Heath Ledger avait seulement 28 ans. Le rideau s’est refermé.

11:50 Publié dans Oh, Boy! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 20 janvier 2008
Where you lead, I will follow...
Il me faut un livre à lire là, absolument. Parce qu’il me faut une chose sur laquelle m’émouvoir. Quelque chose à aimer. Quelque chose qui vibre un peu plus que moi en ce moment. La période d’après partiels et l’hiver combiné, c’est juste plat, lent…, juste qu’il me faut un rendez-vous tard le soir dans mon lit. Entre les draps un peu froids. Un rendez-vous avec des personnages qu’il me plairait à découvrir. Plus un seul livre dans ma bibliothèque. Plus une seule ligne que je n’ai pas déjà assez usée. Dont je n’ai pas déjà fait le tour. Il me faut du neuf (comme quoi, 2007, 2008 même combat…). Il faut aussi cette semaine que je rapporte ce livre à la bibliothèque, qui va finir par bloquer mon accès là-bas car les jours de retard vont commencer à s’amonceler. Et, ça m’agace ça, de me retrouver bloquée à cause d’un livre qui ne m’a même pas plu. A cause d’un livre lu pour les cours, parce qu’il le fallait. Je déteste me voir obligée de me plonger dans une histoire.

En attendant, je fais connaissance avec les filles Gilmore. Je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté de cette série pendant tant de temps. Moi et mes à priori complètement débiles, on fait bien parfois d’aller voir un peu plus loin que le bout de notre nez. Je croyais que ce n’était qu’une petite série de plus avec une fille bien trop jolie, bien trop intelligente, en gros une fille à qui je ne pourrais absolument pas m’identifier, parce que tout le contraire de moi. Et là, je me retrouve devant Rory et aussi Lorelai qui est absolument géniale, et drôle, et belle. A écouter des dialogues savoureux. A découvrir l’univers de Stars Hollow tout doucement. Les cafés de Luke, la boutique d’antiquité de Mme Kim deviennent peu à peu familiers. Mais, je suis novice, je regarde encore un peu partout autour de moi. Et ça devient mon petit plaisir du matin. J’émerge tout doucement, mon chocolat encore fumant, et je m’installe devant ma télé pour regarder l’épisode enregistré la veille. Pour l’instant, il y a les débuts de Dean et Rory. Mais, j'avou que je ne m’enthousiasme pas tellement pour Dean, je ne sais pas, il ne me plaît pas plus que ça.
A côté de ça, il y a le retour de Gregory House et de son cynisme. Lui, je l’aime vraiment beaucoup, surtout quand il fait du skate. Et il faut rajouter que Hugh Laurie est absolument charmant, encore plus quand il parle Français. Il me ferait presque aimer les médecins.
13:25 Publié dans My So-Called Life... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
samedi, 12 janvier 2008
Playing with the shadows...
Il y a la bonne copine d’un côté et le bon copain de la bonne copine de l’autre et, et… il y a moi au milieu. Le problème c’est que trois a toujours été un très mauvais chiffre pour moi dans mes relations aux autres parce que j’ai toujours l’impression qu’être trois laisse fatalement quelqu’un de côté. Déjà au collège, ce chiffre impair m’avait joué pas mal de tours. Et là, comment dire…, je crois que j’ai un peu "craqué" sur le bon copain de la bonne copine en question. Pas craqué, craqué, juste un de ces coups de foudre amical qui parait un peu irréel. Parce qu’il est gentil, drôle, intelligent, qu’il m’écoute, que j’arrive à lui parler, simplement (ça c’est énorme hein, parce que… hum, pour comprendre il faudrait que j’explique à quel point je peux être empotée avec les gens –les garçons- d’ordinaire…). Et puis, il faut avouer que tout ça, c’est bien plus une parade, c’est faire semblant de s’étourdir pour ne surtout plus penser à tout le reste. A tout ce qui sert la gorge. A tout ce qui fait peur.

Les partiels sont terminés. C’est dingue comme paradoxalement j’aime profondément ces périodes de partiels. Parce que ça crée des liens tellement différents de ceux qu’on s’acharne à avoir pendant tout le reste du semestre, pendant tout le reste de l’année. On se sert les coudes. On se rassure. On se parle. On s’écoute, pour de vrai. Et, il y avait cette fille qui fumait cigarette sur cigarette avant le moment fatidique de l’oral. Le genre de fille qui n’a peur de rien et qui là devient toute fragile. Et j’ai trouvé ça rassurant que la fille forte ait des failles. Comme tout le monde.
Malheureusement, il faut bien que j’avoue que j’ai été mauvaise comme jamais pendant ces partiels (mes heures passées à regarder des vidéos de Hugh Grant ou de James McAvoy, histoire de m’entraîner à la traduction orale n’y ont rien fait). J’avais travaillé. Beaucoup. Ce qui rend la déception encore plus grande. C’est bête hein, mais j’ai une peur atroce d’avoir mes résultats. Peur pour des notes. Je me rends compte à quel point c’est idiot. Parce que je me suis acharnée à me mettre une pression énorme sur les épaules. Et là, j’oscille juste entre l’envie de pleurer et l’envie de faire comme si de rien. D’arrêter de penser, de ressasser mes plans de dissertations, les mots bien traduits et ceux traduits n’importe comment, les trop nombreuses questions sans réponses.
Juste relever la tête et sourire. Comme cet après-midi là, où je suis sortie dehors après quatre heures à plancher douloureusement sur ma copie. La journée était ensoleillée. Et, il y avait ce grand-père avec sa toute petite fille pas plus haute que trois pommes. Et, ils jouaient tous les deux. Avec leurs ombres. Avec ce soleil d’hiver. En parlant anglais avec ce si délicieux accent. C’était complètement décalé. Et beau. Et mon ombre à moi qui est apparue, qui a pris place dans leur jeu. Et lui qui répétait : "Playing with the shadows". Et ce sourire énorme qui est venu sur mes lèvres et qui ne m’a plus quitté quand je marchais le vent dans les cheveux. Juste un autre moment de légèreté, j’en veux juste un autre...

16:15 Publié dans My So-Called Life... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
mercredi, 02 janvier 2008
Waiting for the surprise...
L’année 2007 s’est éloignée à tout jamais. Une nouvelle page se tourne. L’année dernière j’écrivais que je voulais des voyages, des voyages, des rencontres, de la musique, des découvertes, du neuf… Alors, oui… Oui, du neuf, des rencontres il y en a eu. Dans la vraie vie et ailleurs. Des qui dures, des qui s’arrêtent. Des qui font du bien, des qui arrachent le cœur à cause de l’attente insupportable et que pourtant je supporte. De l’attachement. Du détachement. 2007 m’a enlevé ce garçon qui aurait pu être… parce qu’il a trouvé sa Elle et que dans ces cas-là moi je ne compte plus. C’est ma faute, je sais bien. Parce que j’ai préféré m’éloigner vite et en silence plutôt que de souffrir longtemps, longtemps. Mais, c’est idiot parce que j’ai souffert en fait. Mais ça passe. Tout passe...
Il y a eu les cris de joie de mes voisins du dessus quand minuit a pointé le bout de son nez. Quand moi je dégustais une part de gâteau au chocolat en me délectant de ce toujours si charmant Jude Law. J’avoue que je ne comprends pas cet enthousiasme pour l’année qui se termine. Sans doute parce que ça me force à faire un retour sur moi-même, sur ces mois qui se traînent derrière moi et qui n’ont rien de plus que les autres avant eux, que les autres à venir. Mes voisins et leurs cris de joie, ça doit sûrement être de l’espoir pour l’avenir. Ca doit être ça, oui. Mais moi, j’en arrive à être fatiguée de vivre toujours pour le futur. A me dire que dans un an, oui, tout ira bien parce que je marcherai dans les rues du pays qui a vu naître tant de ces choses que j’affectionne.

Et, le jour de Noël, même si le Père Noël a cruellement oublié de laisser ce que j’avais commandé sous mon sapin (quand même Jude Law ou Yann, c’était pas si difficile à m’apporter hein?), j’ai trouvé dans ma boîte mail un bien drôle de message. Le 25 décembre. Alors que je parvenais péniblement à commencer à l’oublier… Je ne sais plus rien… Alors, à défaut de pouvoir en parler à quelqu’un, hier j’ai regardé "Vous avez un message" à la télé et l’espace d’un instant, j’ai fait semblant d’y croire. Pourquoi pas?
Et puis, en ce début d'année, un dernier cadeau sous le sapin, cette jolie découverte musicale :
13:47 Publié dans My So-Called Life... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note