jeudi, 02 octobre 2008

Stuff and nonsense

Finalement, je ne partirai pas. C’était simple à écrire en fait. C’est tombé comme ça. Parce que certaines circonstances ont fait que…, parce que certaines nouvelles ont fait que… (ou comment raconter sa vie sur un blog, tout en conservant un jardin secret). Après avoir été comme assommée, après avoir été attristée, après avoir été déçue, après avoir eu cette impression d’avoir touchée le fond, j’ai eu la sensation d’avoir donné un grand coup dans le fond de la piscine et d’être remontée d’un coup.

 

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Hier soir dans Grey's Anatomy, Lexie disait qu'elle se trouvait à Seattle alors que ce n'était pas son choix. Qu'elle avait espéré, attendu autre chose de cette année. Qu'elle rêvait sa vie autrement.

 

J'attendais autre chose de cette année. J'attendais des rencontres dépaysantes, j'attendais de nouvelles activités, je m'attendais aussi à une solitude propre à la découverte d'un nouveau décor, d'un nouvel environnement... Et je me dis qu'au final, tout ça, je peux l'avoir ici, pas vrai? Les rencontres dépaysantes. Les nouvelles activités. Les projets qu'on construits dans sa tête et qui prennent forme un jour. La solitude aussi parce que tout le monde est parti quand même...

 

C'est étrange car, il y a encore peu, j'étais de ceux-là, j'étais sur le départ, déjà un peu ailleurs, un peu à part. Comme si partir me donnait plus d'épaisseur, plus d'intérêt, comme si partir faisait que les autres me regardaient différemment. Comme celle qui part sans avoir peur. Comme celle qui saisit cette chance qui se présente à elle. Est-ce que rester signifie ne rien construire, rester statique? Je veux croire que non.

 

Cette année devait être L'année.

 

Et elle le sera. Différemment de ce que j'avais prévu et espéré. Mais elle le sera.

Commentaires

Je suis désolée pour toi, vraiment...
Mais tu as raison, tu sais : pas besoin de partir ailleurs pour Vivre, pas besoin d'aller ailleurs pour du dépaysement et du changement. Tu peux avoir tout ça ici.
Est-ce que ça veut dire que je vais te voir à la fac ? :)
Je t'embrasse, garde le moral

Ecrit par : Titania | vendredi, 03 octobre 2008

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Tu as raison de rester positive. C'est difficile mais, déjà, de voir le bon côté des choses c'est plutôt un bon début. Et si tu veux que cette année soit TON année, elle le sera !
Grosses bises

Ecrit par : Lucie | vendredi, 03 octobre 2008

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Positve, et déterminée... tu as toute à fait raison!! J'imagine que la période n'est pas facile pour toi, mais de voir les choses comme tu nous les expose, est déja une bonne manière d'avancer je crois!

Courage et une belle année pour toi!!

Ecrit par : madie | vendredi, 03 octobre 2008

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Ce que tu dis là, c'est exactement ce que j'ai vécu de septembre 2007 à juin 2008. Je voulais partir, je devais partir, et j'étais heureuse à l'idée de combiner "ma vie d'ici" et "ma vie là-bas", je me sentais pousser des ailes, et je pensais que là bas tout s'épanouirait totalement...
Mais cette année je suis toujours ici. Quand je l'ai appris, je me suis laissée couler, l'idée de ne pas partir, de ne pas changer, me terrifiait. Puis lorsque j'ai appris que ma dernière chance de partir était nulle... j'ai coulé plus vite, et tout à coup, je suis remontée. Plus vite que je ne l'aurais imaginé, et je me suis dit qu'il fallait laisser sa chance à l'avenir, qu'un cadre ne définit pas complètement l'année à venir, et que des surprises arriveraient, et feraient de cette année celle que je désirais vivre ailleurs.
Tu as tout à fait raison, de décider que cette année sera celle avec un grand A, que partir ne signifie pas toujours s'accomplir, tout comme rester ne signifie pas faner.
Je suis sûre que cette année sera bonne pour toi!!
Fonce!
Gros bisouss (compréhensifs!)

Ecrit par : Clotilde | vendredi, 03 octobre 2008

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pour le dépaysement, tu peux en effet te le créer toi même. Tu as toute ta vie pour vivre en Angleterre

Ecrit par : camille | vendredi, 03 octobre 2008

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Elle le sera ...

Ecrit par : Miss Babooshka | vendredi, 03 octobre 2008

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C'est plus dur de se reconstruire une vie là où il y en a déjà une, que là où il n'y a rien mais pour l'avoir vécu (bon pas très loin je l'accorde) on se fait souvent des idées sur le renouveau du fait de partir et au final on refait la même chose et on se retrouve dans la même situation. Ce n'est pas le lieu qu'on doit changer mais soi.

Ecrit par : Delph. | samedi, 04 octobre 2008

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Elle le sera. Différement, à sa façon. Tu y crois tellement fort qu'elle ne peut qu'être belle cette année !
Un mauvais coup du sort peut devenir une chance et offrir d'autres possibilités ;).
Bisous

Ecrit par : Shopgirl | lundi, 06 octobre 2008

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Titania : Merci pour tes mots. Et oui, ça veut dire qu'on va peut-être se voir à la fac! (peut-être parce que finalement je ne fais pas le même master que toi, je suis une incorrigible indécise alors j'ai changé d'avis parce que j'avais peur que le FLE se soit trop de didactique...) J'espère qu'on aura l'occasion de se croiser cette année, ce serait vraiment très sympa! Bisous.

Lucie : J'ai décidé de ne voir que le bon côté des choses maintenant, il ne me reste plus qu'à me tenir à cette décision! Bises.

Madie : Merci pour ton commentaire. J'ai eu le temps de prendre un peu de recul, de réfléchir beaucoup aussi. La déception est toujours là mais bon, c'est comme ça alors je vais faire avec. Bises.

Clotilde : J'aime ta phrase "rester ne signifie pas faner":) Et je suis d'accord avec tout ton commentaire, les jolies surprises peuvent arriver quelque soit le cadre dans lequel on se trouve. Et, je te souhaite une jolie année à toi aussi (vu ta dernière note, j'ai l'intuition que c'est bien parti;)) Bisous.

Camille : Tu sais, quand j'ai appris que je ne partirai pas finalement, je ne me suis même pas dis que le départ serait toujours possible plus tard, ce n'est qu'en lisant tes mots que je m'en suis rendue compte et que je me suis dis que oui, un départ était toujours possible demain, après-demain.

Miss B. : J'espère, j'espère...

Delp. : Je note, j'imprime ta dernière phrase, tellement vraie. Merci pour tes mots:) Bises.

Shopgirl : C'est vrai, je me dis que c'est le destin. Et que bon, si je ne croise pas Jude Law au coin d'une rue à Londres, je pourrais toujours le croiser ici dans un train pourquoi pas (si c'est arrivé à Titania, ça peut m'arriver aussi!) Bisous.

Ecrit par : Amy | lundi, 06 octobre 2008

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