mercredi, 28 janvier 2009
If I...
Lu sur le blog de Pixie il y a un bout de temps, j'avais trouvé l'idée jolie et touchante...

Si je meurs demain, je n’aurais jamais dit les trois mots à quelqu’un. Si je meurs demain, je n’aurais jamais vraiment réussi à faire les choses qui me tiennent à cœur. Je n’aurais jamais réellement appris à jouer de la guitare. Je n’aurais jamais fait passer mon projet de café-concert-librairie-salon de thé de l’imaginaire au réel. Je n’aurais jamais vu Jude Law en vrai. Je n’aurais jamais été amoureuse je crois. Je ne serais jamais allée à New-York, ni à Boston, ni en Australie, ni dans un Starbucks. N’aurais jamais eu l’envie ni le besoin de manger des macarons Ladurée, de posséder des chaussures de grandes marques. Je n’aurais jamais fait de cheval ni de moto. Je n’aurais jamais fait faire ce tatouage par peur d’avoir mal. Je n’aurais jamais appris à parler Polonais. Je n’aurais jamais mis de lentilles de contact. Je n’aurais jamais vraiment réussi à aller au bout de quelque chose. N’aurais jamais appris à jouer du piano, ni pris de cours de danse. Je n’aurais jamais brillé en sport. Ni jamais réussi à monter trois étages sans être essoufflée. Je n’aurais jamais été vraiment époustouflée par un garçon. Si je meurs demain, je n’aurais jamais su qui était la mère des enfants de Ted Mosby.

Si je meurs demain, j’aurais eu des papillons dans le ventre pour un guitariste, pour un Espagnol, pour un bassiste, pour un Pacey de la vraie vie et pour un garçon de l’Est. J’aurais eu des coiffures abominables. J’aurais chanté en public plusieurs fois. J’aurais fait tomber la pluie pour quelqu’un comme l’a fait Ted Mosby. J’aurais rêvé de Jude Law plus d’une fois. J’aurais vécu près de Londres pendant plusieurs mois. J’aurais pleuré sur le quai d’une gare et à l’arrêt du bus S1 en partance vers Sutton. Si je meurs demain, j’aurai ris, souri, pleuré, rêvé, tremblé, tenté, essayé. J’aurais fait une partie de billard inoubliable avec un Anglais… J’aurais joué un rôle dans un bout de pièce de théâtre devant un public. J’aurais mangé un carrot cake et un cheesecake made in England absolument délicieux. J’aurais beaucoup abandonné, lâché prise. Me serais aussi raccrochée à des choses, à des gens, à des sensations. J’aurais pleuré devant presque tous les épisodes de Grey’s Anatomy et de Cold Case. Si je meurs demain, quelqu'un de bien m’aura dit que je suis une fille bien. J’aurais manqué à quelqu’un pour de vrai. J’aurais vu Big Ben et Raphaël en vrai. J’y aurais cru parfois. J’aurais espéré souvent.
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samedi, 24 janvier 2009
I guess I can't be the best...
Je manque de temps, de motivation, d'inspiration et de chance en ce moment. Je ne sais plus. Je suis un peu perdue. Ça tient peut-être aux chansons que je laisse traîner dans mes oreilles... Ça tient aussi peut-être à l'indécision latente, constante qui me caractérise (mais j'essaye de me soigner). Et puis, il y a cet énorme décalage entre les filles de la fac et moi. Je ne sais pas, j'ai l'impression qu'elles voient un intérêt là où je n'en vois pas. Qu'elles travaillent et que moi je me laisse porter. Et qu'elles n'ont que ce mot de "mémoire" à la bouche alors que moi, non. Moi, en ce moment, je suis plutôt du genre à me ménager des "pauses". A flemmarder devant la saison 2 de How I met your Mother (et je crois que j'ai définitivement craqué pour Neil Patrick Harris). A regarder de vieux épisodes de Grey's Anatomy et à avoir une boule dans la gorge quand je tombe sur des épisodes où il est question de coeur brisé, littéralement. Quand Meredith dit à Dereck que le détester ça lui prend trop d'énergie et que cette énergie là, elle/je préférerai la mettre dans autre chose que ça. Et que les mots ne sortent plus et que je rêve, je rêve mais que rien ne se fait. Et que je crêve d'un peu d'attention parfois, oui, même sous ma carapace trop épaisse...
Maybe it's mostly my fault...

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samedi, 10 janvier 2009
Do it. Or leave it.
A chaque période de partiels c’est la même chose. Je déprime entourée de fiches ‘‘fluottées’’ de partout et je me dis qu’une fois tout ça terminé, je ferais ça, ça et encore ça. Alors, je vais filer chez mon loueur de DVD préféré et aller chercher ‘‘Serendipity’’ parce que des bloggeuses en ont parler avec entrain, et aussi parce que John Cusack, et parce que l’histoire me parle, parle, parle (encore plus en ce moment). Je vais aussi relouer ‘‘Almost Famous’’ parce que, pour un film qui fait parti de mes préférés, j’en ai bien peu de souvenirs en fait.
Et puis, je commence à faire aussi toutes ces choses un peu dingues que je me promets toujours de faire après la fin des partiels, (ou après la fin des cours, après les résultats, à la fin du semestre, à la fin de l’année…), et que je ne fais jamais.

J’ai écrit les mots que je voulais lui dire et je lui ai fait parvenir, comme ça. Après une réflexion intense. Après mettre ronger les sangs. Après avoir pesé le pour, le contre, le pour, le contre et tout ce qui s’en suit. Et puis, je me suis jetée. Parce que tout ça, ressasser, peser chaque mot, ça ne sert à rien. J’agis, je tente des choses. Et tant pis pour les conséquences J‘aurai peut-être mal au final mais pas plus que maintenant je crois, parce que l‘ignorance finit par me ronger. Il faut que je sache. Il le faut. Et ce, même si je sais pertinemment qu’il y a 90% de chances que mes mots restent sans réponse. Mais entre le silence et les regrets de n’avoir rien fait, je choisi la réponse sous forme de silence, histoire de plus facilement tourner la page sans une tonne de ‘‘et si…’’ qui resteraient un peu partout dans l’air. Et un silence à mes mots, c’est tout de même une réponse. Pas celle que je veux, mais au moins comme ça je saurai s‘il n‘y a plus rien à espérer ou si...
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