dimanche, 08 juin 2008

What a boy wants...

Une des choses qu’il faut savoir sur moi est que j’attire les dingues. Oui. Les gens viennent très facilement vers moi pour me demander n’importe quoi, un renseignement, une direction, l’heure… J’ai expérimenté les diverses techniques d’approches des gens et c’est vraiment, vraiment agaçant d’avoir des inconnus qui viennent vous déranger comme ça. Encore que parfois ça peut être drôle. Comme la fois où un garçon m’a demandé conseil pour l’achat de ses nouvelles chaussures... Après, il y a les approches encore bien plus ‘‘lourdes’’ que ça. Les ‘‘charmante’’ qui tombent à la pelle alors que non, je ne suis pas charmante du tout, du tout. Dans le bus, le garçon qui te donne directement son numéro de téléphone avant même de t’avoir demandé ton prénom. Celui qui veut t’inviter à boire un café parce qu’on s’est parlé deux minutes la veille dans une charmante maison anglaise. Oui mais bon, désolée, moi je n’aime pas le café. Et puis, il y a les approches qui font peur. Vraiment peur.

t.bag.jpg

Hier, j’ai eu l’impression de rencontrer T.Bag de Prison Break. Ca m’en fait encore froid dans le dos. Le genre de type atroce, malsain. Qui enserre le visage tellement fort quand il fait la bise que ça en est douloureux. Que ça a semblé les secondes les plus longues de ma vie. Et son regard. De ceux qui font se sentir comme un vulgaire morceau de viande. Mal à l’aise. Un regard déplacé. Dégoûtant. Il a gâché ma journée. Celle qui avait si bien commencé. Où j’avais croisé ce garçon charmant. Qui bien évidemment n’a pas fait un geste vers moi... Il faut croire que je n’attire que les tarés et jamais les garçons bien. C’est vraiment dommage. J’en viendrai presque à me demander si les garçons bien, sympas et intéressants existent pour de vrai ou si ce n’est pas plutôt une invention des scénaristes de séries ou de films...

wentworth.jpg

mercredi, 04 juin 2008

Run away girl...

Au début les vacances c’est sympa. On se lève à pas d’heure (sauf quand le chat s’en mêle…). On flemmarde devant ‘‘Once and Again’’ (sauf quand le dernier épisode est diffusé jeudi…). On découvre de nouvelles séries bien, bien chouettes (les 10 jours sans écran c’est vraiment pas pour moi hein…). On fait les magasins. On sort avec les copines (sauf quand elles retournent chez elles à plusieurs centaines de kilomètres…). On lit les livres qu’on n’a pas eu le temps de lire pendant l’année (encore faudrait il retrouver sa liste de livres à lire…). Et, paf, au bout de deux semaines, on se sent quelque peu dépourvu. On se retrouve pris au piège de l’ennui des vacances. Et là, l’idée saugrenue débarque. Décider de se mettre au sport. Je ne sais même plus comment l’idée m’est venue en tête. Peut-être à cause de Roland Garros. Peut-être à cause de Jérémy Chardy (c’est moi ou il est canon, ce garçon ?... après une recherche intense sur G**gle, c’est moi… ou alors c’est qu’il n’est pas très photogénique… ou alors il est plus beau après avoir joué un match de tennis de plus de deux heures… ou alors tout le monde s’en fiche parce qu’il a perdu dimanche et attend que je ferme cette fichue parenthèse…).

 

Pour moi, faire du sport c’est comme essayer de résoudre une équation "polynomiale de degré deux" (c'est-à-dire une équation du second degré. Oui, wikipédia est mon ami parce que j'ai déjà bien du mal à savoir ce qu'est une équation du premier degré...) Quelque chose d’insurmontable. L’enfer. Et, il m’arrive encore aujourd’hui de cauchemarder de ça. De m’imaginer que je dois. Retourner. Faire. Du. Sport. La veille d’un cours de sport, c’était l’horreur. Une heure avant le dit cours, c’était l’angoisse. J’ai toujours été nulle en sport. Et ce quelque soit le sport ; volley (j’avais peur de me prendre le ballon dans la figure…), basket (trop petite pour marquer un panier…), lancer de javelot (jamais réussi à planter un javelot dans le sol), gymnastique (la dernière fois que j’ai réussi à faire une roue, j’avais dix ans…), saut de haies (peur de me prendre les pieds dans la dite haie), athlétisme (mon record du 100 mètres doit tourner au alentour des 30 bonnes secondes. Pour rappel, l’homme le plus rapide du monde le fait en  moins de 10 secondes…) Il n’y a que le badminton que je trouvais sympa mais est-ce vraiment un sport ? Et puis, il y aurait pu aussi y avoir les durs moments où on doit se mettre par groupe avec un capitaine qui désigne les gens qu’il veut dans son équipe. Ca m’est arrivé une fois, pour une course de relais. On imagine sans mal qu’avec mon temps au 100 mètres, j’étais très demandée, hum… Mais, cette fois là, le garçon le plus génial du monde (ou moins) a eu la gentillesse de me choisir en premier pour être dans son équipe. Ce sera aussi ce garçon qui, quelques temps plus tard, deviendra mon binôme en cours de chimie, celui-là aussi qui disséquera une blatte à ma place (c’est d’un romantisme… mais, il avait le sens du sacrifice).

 

Avec un si lourd passif concernant une quelconque activité physique, il est certain que j’avais des craintes de m’y mettre remettre. Comme les courbatures, par exemple. Mais, on m’a dit que si on s’hydrate bien, on n’a pas mal. Alors, depuis dimanche, je bois quand je fais mes abdos, je bois quand je cours, je bois quand je suis sur mon vélo d’appartement. Mais, non, s’hydrater n’y fait rien quand on n’a pas bougé un muscle depuis des années. Ca fait quatre jours qu’éternuer ou rire est une torture, mais ça commence à passer là. Et puis, bizarrement je trouve ça chouette de me bouger un peu. Surtout que contrairement aux cours de sport, là je le fais à mon rythme. Et en musique. Je ne dis pas que c’est agréable mais…

1850099369.jpg

samedi, 31 mai 2008

Embrace the sweet indifference...

Pour tuer le temps, je cherche de nouveaux mots à me mettre sous la dent et je tombe sur des phrases qui s’entremêlent d’une façon plus qu’agréable. Pour tuer le temps, je pars à la recherche de nouvelles notes à me mettre dans les oreilles. Et, un garçon à guitare de plus sur lequel je craque. J’ai failli lui envoyer un mail pour lui dire ‘‘I think I am in love with your music and lyrics…’’. Pour tuer le temps et pour me rassurer, je tire les cartes, alors que je ne sais pas tirer les cartes (pathétique hein…). Je revérifie ma boite mail des centaines de fois par jour. C’était franchement une vraie mauvaise idée d’aller sur un forum où les gens commencent à recevoir le précieux sésame, le mail tant attendu. Alors que moi, rien. Et une encore plus mauvaise idée d’aller jeter un œil sur les sites pour trouver un roommate (mauvaise et inutile parce que je ne sais même pas encore dans quelle ville je vais atterrir). Parce que je me voyais bien en coloc' de Mathew qui cherche quelqu’un de sympa avec les mêmes goûts en musique et littérature. Par contre, je ne me voyais pas du tout, du tout en coloc' de Tristan qui propose un loyer de presque rien et qui cherche absolument une colocataire fille, ‘‘open-minded’’ la demoiselle, hum… oui, on voit le genre Tristan…

 

Et je repensais à ce qu'il m’avait dit un soir. Comme quoi si on pense tous à la même chose au même instant, la chose a plus de chances de se réaliser. Alors voilà, dimanche entre 15 heures et 16 heures, priez pour moi pour que ce fichu message débarque dans ma boite mail très, très vite. Histoire que quelque chose bouge, se déclenche, que je ne passe pas mes vacances à attendre, attendre, attendre... Ah oui, le garçon disait aussi qu'il y a toujours de l'espoir. Toujours. Quoiqu'il arrive. Mais, il s'est avéré que le garçon était un idiot, alors bon...

1871456342.jpg
 

mercredi, 28 mai 2008

A Lily for the Spectre...

Hier, après avoir regardé un épisode de "Once and Again", fredonné ces quelques mots dans ma tête, "It’s Only Getting Better". Pleuré un peu en voyant Karen quitter Leo. Me dire que jamais, jamais je ne laisserai quelqu’un comme lui sortir de ma vie. Puis réfléchir un peu et me dire que je l’ai sûrement déjà fait. Et puis, repenser à cette chanson découverte l’été dernier.

J'aime les artistes à part alors, quand j'ai lu ces quelques lignes sur Stephanie Dozen dans un magazine l’été dernier, j'avais eu envie d'aller plus loin, de filer tout droit sur myspace et de découvrir son univers. L'été c'est souvent le moment où l'on s'ennuie. Mais parfois, l'été ça peut aussi être le moment où l'on fait de jolies découvertes. Un après-midi passé à feuilleter quelques magazines, à lire des critiques de films, de livres, de CD et là, quelques mots qui donnent envie d'aller plus loin. Et puis, écouter cette chanson en boucle, cette voix...

La légende veut que Stephanie Dosen ait trouvé une guitare pleine de poussière dans une grange. Comme un cadeau déposé pour elle. Comme un secret. Après avoir composé des mélodies pour les garçons de son école, elle s'est mise à écrire des berceuses pour ses deux animaux fétiches, un cygne et un renard. Aujourd'hui, elle dit surtout écrire pour les fantômes. Oui, Stephanie Dosen est une artiste à part. Enchanteresse. Qui chante des mélodies folks venues d'un autre monde. Plus aérien. Plus beau. Un univers un peu à part, sûrement magique. Un monde à découvrir...

 

samedi, 24 mai 2008

The one with the Wedding...

Je n’ai jamais vraiment été pour le mariage. Dans l’absolu. Et encore moins pour moi. Je n’ai jamais imaginé ce jour dans ma tête ni une éventuelle robe de mariée. Je suis sûrement insensible à tout ça mais j’ai rarement été émue lors d’une cérémonie de mariage enfin, en ce qui concerne celles de la ‘‘vraie vie’’. Oui, parce que dans les films, les cérémonies deviennent tout de suite plus belles, plus émouvantes, moins clichées (j’allais même ajouter plus vraies, ce qui finalement est très paradoxal…) Si je parle de ça, c’est que je dois aller prochainement à un mariage. Et… est-ce qu’il y a des gens qui ont réellement envie d’assister à ce genre d’événement? Non, parce que moi, pas du tout, du tout. Il n’y a rien qui me donne ne serait-ce que la toute petite envie d’y aller. Rien. Rien. Rien.

 

Et, le fait que je sois l’une des seules de ma famille à ne pas être en ‘‘couple’’ n’aide pas non plus. Je me souviens du dernier mariage auquel j’ai assisté. Il y avait le cousin du marié qui me courait après. Il avait huit ans. J’en avais douze. On a eu le droit aux jeux débiles. A la musique atroce. Et à la pièce montée avec des choux tout collants de caramel. Le truc bien glauque. Voilà ce que sont les mariages pour moi. Une journée qui s’étire en longueur où tout passe au ralenti. Pas de Phoebe et sa fantaisie. Pas de Monica, pas de Chandler, pas de jolies déclarations d’amour qui sonneraient vraies. Pas de Rachel absolument magnifique. Pas de Ross qui fait danser les petites filles de la soirée avec lui en les laissant poser leurs pieds sur ses pieds à lui. Le fait que j’ai été plus émue devant le mariage de Chandler et Monica (et la demande en mariage, la demande en mariage!), que devant le futur mariage auquel je vais assister fait-il de moi une sans-cœur ?

 

Et puis, il me faut me trouver quelque chose à me mettre. J’aimerai avoir l’air d’être bien dans ma tenue. D’être moi. Et de montrer aux autres que non, je n’ai plus douze ans. Oui, parce que ma famille me perçoit encore trop comme une gamine qui n’aurait pas grandi. Je voudrais être jolie. Mais, je ne sais pas ce qu’on met pour ce genre d’événement. Non parce que la dernière que j’y ai assisté, j’avais une jupe à fleurs, énormes les fleurs (douze ans hein!) et j’aimerai beaucoup ne pas retrouver dans une situation comparable (tout conseil modesque est plus que bienvenu pour ne pas ressembler à la Rachel du mariage de Barry).

 

1353599510.jpg

Et puis, histoire d’en tirer quelque chose de positif, j’aimerai bien cette fois que ce ne soit pas le cousin du marié qui me court après mais, au hasard, le joli serveur de la soirée (il y a toujours de jolis serveurs dans ce genre d’événement non?)