mercredi, 31 décembre 2008

That things just cannot grow beneath the winter snow...

Alors oui bon voilà, Noël est passé. J’en suis presque arrivée à regretter les fêtes à l’époque des grandes tablées avec les cousins cousines au coin du feu. Où on arrivait les bras chargés de cadeaux. Où minuit arrivait facilement, ou bien où minuit prenait parfois son temps. L’époque où on était plus nombreux que ça. Où les invités ne se comptaient pas sur les doigts d’une main. Où les grands nous apprenaient à jouer aux dames avec un mix des échecs… Où la plupart du temps je rechignais à aller… Les grands sont devenus plus grands, se sont mariés et fêtent ça ‘‘en famille’’ avec les enfants qu’ils ont eu. Et les plus petits sont devenus grands et se retrouvent un peu perdus à devoir s’habituer à de nouveaux rituels.

 

Et parfois la mélancolie s’empare de la plus petite devenue grande, mais qui n’a pas su trouver quelqu’un, une main à saisir fermement. Une de celle qu’on ne lâche pas facilement, qui ne nous lâche pas comme ça subitement. Mais, il y a les envies d’un Noël différent l’année prochaine. S’échapper du cercle vicieux manger-dormir, manger-dormir, manger-dormir. Peut-être l’envie de se sentir un peu utile ces jours de fêtes pour des gens vraiment seuls et vraiment tristes. Des gens qui en ont vraiment besoin.

 

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Puis il reste les chansons de Noël qu’on écoute les veilles de fins d’années. Et les douces surprises qui donnent envie de faire des trucs un peu dingues au matin du dimanche, de celles qui emplissent le cœur, qui donnent envie d’être ‘‘la fille’’ dont il parle. Qui font lire et relire et rerelire des dizaines et des dizaines de fois ses mots, les décortiquer pour être sûre. De douces surprises qui laisseraient croire avec conviction que, oui, on est bien cette fille, que ce n’est pas elle pour une fois…                            

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lundi, 08 décembre 2008

La liste

Il y a quelques jours, j'ai vu un chouette tag sous forme de liste sur le blog de Madie. Le principe et simple : ''listez dix projets, souhaits, envies, farfelus ou non, que aimeriez réaliser à plus ou moins moyen terme et faire évoluer cette liste en rayant les points accomplis ou en ajoutant d'autres''.

 

1. Aller en Australie (pour ça, vaincre sa peur de l'avion d'abord est une très bonne idée)

 

2. Reprendre contact avec T. et avec C. ...(liste non exhaustive)

 

3. Regarder un coucher de soleil (ou un lever de soleil)

 

4. Monter un projet autre part que dans ma tête, par exemple, ouvrir une librairie-café-concert-salon de thé...

 

5. Me teindre les cheveux en blond (ou en roux comme Claire de Six Feet Under)

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6. Passer un Noël à Londres

 

7. Envoyer mon CV même quand je suis sûre qu'on ne voudra pas de moi

 

8. Monter un groupe de musique

 

9. En finir avec mes problèmes concernant le mémoire (non mais à part ça, ça va hein...)  

 

10. Trouver un jour un Larry qui me chanterait "River" au piano...

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vendredi, 05 décembre 2008

What comes around goes around...

J'ai peu de temps en ce moment, c'est vraiment l'horreur. Je cours partout histoire de rattraper mon irrattrapable retard. Je me sens coincée, là dans le ventre, il y a comme une boule qui grandit jour après jour.

 

Je n'aime pas du tout ce que je fais en ce moment. Je me demande si la roue tourne vraiment un jour. Si à force de s'acharner, la porte cède peu à peu et finit par s'ouvrir comme ça d'un coup. La semaine à venir va encore être difficile à supporter. Entre rendez-vous avec des profs et devoirs pour lesquels il faudrait que je révise, entre les réponses que je ne reçois pas et celles que je reçois et auxquelles je ne m'attendais pas.

 

En une semaine, je crois que j'ai battu mon record en pleurant devant pas moins de dix personnes. Il faut que la pression retombe, que tout ça retombe, que je me dise que ce n'est rien du tout, du tout. Qu'il y a plus grave dans la vie, bien plus grave que quelques mots qui ne s'écrivent pas sur une feuille. Que la vie ce n'est pas ça. Ce n'est pas aller à la fac et revenir. Ce n'est pas faire une traduction le dimanche après-midi. Ce n'est pas courir après des livres en espérant tomber sur celui qui aura la bilbiographie adéquate. Ce n'est pas être jugée, jaugée, stoppée, bloquée en permanence... Ce n'est pas ça... (Mais alors, c'est quoi?)

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dimanche, 23 novembre 2008

I used to sing for you...

"J’implose de silences et d’envies..."  En lisant cette phrase ce matin alors que les notes sortaient de ma chambre, je me suis dit que c'était ça. J'implose. De silences. Et d'envies. Je ne sais pas si celle qui l'a écrit ressentait la même chose que moi, si elle voulait décrire les sentiments que j'ai en moi en ce moment mais c'est juste ça, là. Les envies par centaines que je tais un peu trop parce que les gens ne comprennent rien, les gens gâchent tout avec leurs mots, les gens ne cherchent jamais à comprendre, les gens voient juste ce qu'ils y a devant eux, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Les gens autour de moi ne rêvent pas, ne rêvent plus. Ils prennent ce qu'on leur donne. Pas plus. Et putain à côté de ça, tu ne peux pas savoir comme j'implose d'un trop plein à l'intérieur de moi.

 

J'ai dit qu'hier l'hiver était définitivement arrivé quand j'ai ressorti mon manteau et qu'on est passés devant cette place surchargée de monde. Il y a une époque où on y allait tout le temps, faire partie de cette foule. Les manèges. Les machines à sous. L'odeur des gaufres. Des chichis. Terrifiée par les manèges à sensation. Et le train fantôme qui ne fait même pas peur lui.

 

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Maintenant tout ce que je fais c'est passer devant, les mains dans les poches, avec Tracy Chapman dans les oreilles en chantonnant "do, do, do, do, do, do..." avec des envies de cupcakes par centaines.

vendredi, 21 novembre 2008

Beneath the sheets of paper lies my truth...

… Je suis en pleine période de doutes en ce moment. Je me dis qu’écrire sans craindre d’être mal lue entre les lignes, d’être jugée pour ce que je ne suis pas (oui, je le répète, un blog n’est QU’un blog, rien de plus…) pourrait me faire du bien. En même temps, je me demande si autoriser seulement certaines personnes à venir lire est vraiment l’idée que je me faisais du blog. Bref…

 

Alors, les doutes par poignée qui cueillent à la tombée de la nuit. Les ‘‘j’aurai du’’, ou pas. Les ‘‘je me sens nulle et vide’’ et en retard par rapport aux autres, par rapport aux normes. Je ne suis pas comme elle qui a tout à seulement 23 ans, un presque-job génial, un amoureux, un appart’…et je me sens vieille quand je me compare à elle. J'en suis là. Je ne suis nulle part. Damn...

 

Et je me dis qu’il faudra attendre, encore attendre un peu. Est-ce que c’est si grave de décaler l’entrée dans le ‘‘monde adulte’’ de quelques années? Est-ce que c’est si grave de finir ses études à 25-26 ans et non pas aux alentours de 22-23 ans ? Est-ce que c’est si grave de dormir dans sa chambre d’enfant alors que d’autres en ont déjà, des enfants ? Ce n’est pas que j’ai envie de ça. Moi, face à moi-même, j’assume mes erreurs de parcours, mes retours en arrière, les fois à tourner en rond. Ce sont les autres qui me renvoient une image que je n’assume pas, qui ne me ressemble pas. L’image d’une charge pour mes parents. Et pas l’image d’une fille qui se bat pour faire ce qu’elle veut un jour. Pour atteindre des choses qui la font rêver.

 

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"I ain’t lost, just wandering..."